Insubordination au genre et anti-colonialisme: vers une redistribution de la violence

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On est super excité-e de partager avec vous ce texte! Le titre parle de lui-même. Un grand merci à Down&Out Distro qui a rendu possible la diffusion de ce texte en anglais.

Un petit extrait:

[…] Toutes ces formes de violences et de brutalité font en effet partie d’une conception globale, qui cherche à définir ce que c’est que d’être violente, qui a le pouvoir de l’être, et contre quels types de corps est-ce que la violence peut s’exercer sans causer de dommages à la normalité sociale. Dans le contexte de cette conception globale, la violence est gérée de façon à être mortelle pour un grand nombre et profitable et/ou agréable pour peu. Dans ce contexte, la violence suit un programme et opère en faveur d’un projet de pouvoir qui se rattache à l’hétéronormativité, la cissuprématie, le néocolonialisme, le racisme, le sexisme et le suprématisme blanc comme régimes d’exception.

Manifeste du Comité pour Abolir l’Espace

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Traduit depuis l’anglais. Un extrait:

Alors que les limites physiques de l’exploitation de la Terre deviennent visibles, la colonisation de Mars devient un plan de plus en plus élaboré et proche, ainsi que la propagation du Léviathan au-delà de son caillou pour étendre ses tentacules partout où il peut se reproduire. C’est pas tant une histoire d’abolir l’espace que d’abolir notre relation à l’espace. Empêcher la domestication de la galaxie entière. Laisser les étoiles et les trous noirs être des entités sauvages, cruelles et mystérieuses. Abandonner la science et « l’idée que tout peut être divisé en des parties distinctes, quantifiables, que le tout n’est jamais plus que le total de ses parties. »

Toward a decolonial feminism

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A zine version of the not well enough known text from María Lugones, ‘Toward a decolonial feminism’, looking into the relation at the crossroad of gender and race. (super interesting! give it a try!)

An extract:

[…] I propose the modern, colonial, gender system as a lens through which to theorize further the oppressive logic of colonial modernity, its use of hierarchical dichotomies and categorial logic. I want to emphasize categorial, dichotomous, hierarchical logic as central to modern, colonial, capitalist thinking about race, gender, and sexuality.

Tip it over & burn it

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Tip it over & burn it is a compilation of letters written by different prisoners around the question of tactics of resistance in prison – more specifically direct action, hunger strikes, and work stoppage – and whether those are reformists, or not. All letters have first been published in Wildfire .

Quote:

“Prison is the most direct, brutal expression of power, and like power it must be destroyed, it cannot be abolished progressively. Anyone who thinks they can improve it now in order to destroy it in the future will forever by a captive of it. ” Half-measures just will not do.

Uncivilized, exotic, dangerous

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Translation of the text ‘Incivilisé-e, exotique, dangereux-se’, original to be found in our french category.

Quote:

“What I want to draw here, are the lines of a project of hatred, revenge and destruction, of open war against modernity, civilization and the world. [. . . ] There is a thirst for revenge, and it’s this thirst that i propose to use as a weapon. It is neither a thirst that tempers, nor one which accommodates itself to changes, reforms, or apologies. This thirst is not a call to return to the past because it’s already too late. What is done is done.”

incivilisé-e, exotique, dangereux-se: réflexion sur l’identité de beurette, contre l’humanité et pour l’auto-abolition

incivilisé-e, exotique, dangereux-se – pdf

Extrait:

[…] j’aimerais essayer de contribuer à une réflexion de ce qui se passe là où genre et race se croisent, sur la spécificité d’une identité genrée et racisée. Plus spécifiquement, c’est sur l’identité dite de beurette que j‘aimerais me pencher, en réutilisant des textes qui ont nourri mon fil de pensée et en me basant sur la connaissance intime et personnelle que j’en ai. J’aimerai esquisser un projet anti-politique pour – si ce n’est aboutir – viser à la destruction des identités que l’on force sur nous.

Une disgrâce réservée aux prostituées : complicité et communauté bien-aimée

Ce texte est une traduction de A disgrace reserved for prostitutes: complicity & the beloved community écrit par Pluma Sumaq que l’on peut trouver dans le volet 2 de Lies, a journal of materialist feminism qui a été publié en 2015.

Une disgrâce réservée aux prostituée : fichier pdf

EXTRAIT :

“Personnellement, je n’ai jamais pu me résoudre à adhérer à la rhétorique de l’empowerment via la normalisation, que le mouvement des travailleur.eu.se du sexe majoritairement blanc et de classe moyenne promulgue. Créer un langage et une image autour d’un.e « Travailleur.euse du Sexe » qui est normalisé.e et est débarassé.e de tout stigmate ne me parait pas très révolutionnaire. Pour moi cela dit « acceptez-nous parce que nous somme juste comme vous » Et si on n’était pas comme vous ? Qu’est-ce que vous nous feriez alors? La campagne qui met en avant l’image de la femme dans la prostitution qui est complètement autonome et souveraine, contribue à la polarisation de « La Prostituée » dans deux figures de dessins animées – une d’émancipation totale et une de dégradation totale. Dans la réalité l’expérience des femmes dans l’industrie du sexe et leur raisons d’y rentrer sont considérablement complexes. Cette polarisation est à la fois une sur-simplification des privilèges, des oppressions et des personnes. Il y a une disgrâce réservée aux prostituées dont les alternatives sont limitées et auxquelles les femmes racisées savent d’expérience que l’on ne peut pas facilement s’en échapper.”

 

 

Comment Détruire le Monde

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Traduction du texte “How to Destroy the World” de l’ ‘Ignorant Research Institute’

extrait:

Après tous les noms et les innombrables mots qui ne sont pas toi, qu’es-tu ?

RIEN

Un rien tellement enrageant, indistinguable et unique que le monde entier tente obsessivement de te nommer. Après tout, avec des milliers d’adjectifs fonctionnant sur nos corps, nous sommes finalement produit-e-s comme ‘soi’. Nous sommes ça jusqu’à ce que le docteur nous genre[7]. ‘Appeler’ est la violence, la menace et la cruauté du signifiant forcé à coller sur le rien qui échappe, excède, est trop peu et échoue lui-même continuellement. Mais au-delà de tout, ces systèmes de légitimation et opérations de subjectivité sont construits et renforcés par les modes de pouvoir, pas par le langage seul.

Gender Nihilism: an anti-manifesto

Here’s a zine version of the text by Alyson Escalante.

Extract:

“We are radicals who have had enough with attempts to salvage gender. We do not believe we can make it work for us. We look at the transmisogyny we have faced in our own lives, the gendered violence that our comrades, both trans and cis have faced, and we realize that the apparatus itself makes such violence inevitable. We have had enough.
We are not looking to create a better system, for we are not interested in positive politics at all. All we demand in the present is a relentless attack on gender and the modes of social meaning and intelligibility it creates.”

Nihilisme du genre: un anti-manifeste

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Traduction du texte originellement anglais “Gender Nihilism: an antimanifesto” de Alyson Escalante.

extrait:

“Nous sommes des radicales-aux qui en ont eu assez des tentatives de rédemption/sauvetage du genre. Nous ne croyons pas pouvoir rendre ça possible pour nous. Nous pensons à la transmysogynie à laquelle nous avons dû faire face au cours de nos propres vies, la violence genrée à laquelle nos camarades, autant trans que cis, ont dû faire face, et nous réalisons que le système lui-même rend une telle violence inévitable. Nous en avons eu assez.
Nous ne cherchons pas à créer un meilleur système, car les politiques positives ne nous intéressent pas du tout. Tout ce que nous demandons dans le présent est une attaque sans répit sur le genre et les modes de significations sociales et d’intelligibilité qu’il crée.”