Toward a decolonial feminism

toward a decol fem-pdf

A zine version of the not well enough known text from María Lugones, ‘Toward a decolonial feminism’, looking into the relation at the crossroad of gender and race. (super interesting! give it a try!)

An extract:

[…] I propose the modern, colonial, gender system as a lens through which to theorize further the oppressive logic of colonial modernity, its use of hierarchical dichotomies and categorial logic. I want to emphasize categorial, dichotomous, hierarchical logic as central to modern, colonial, capitalist thinking about race, gender, and sexuality.

Tip it over & burn it

tip it over & burn it pdf

Tip it over & burn it is a compilation of letters written by different prisoners around the question of tactics of resistance in prison – more specifically direct action, hunger strikes, and work stoppage – and whether those are reformists, or not. All letters have first been published in Wildfire .

Quote:

“Prison is the most direct, brutal expression of power, and like power it must be destroyed, it cannot be abolished progressively. Anyone who thinks they can improve it now in order to destroy it in the future will forever by a captive of it. ” Half-measures just will not do.

Uncivilized, exotic, dangerous

uncivilized-pdf

Translation of the text ‘Incivilisé-e, exotique, dangereux-se’, original to be found in our french category.

Quote:

“What I want to draw here, are the lines of a project of hatred, revenge and destruction, of open war against modernity, civilization and the world. [. . . ] There is a thirst for revenge, and it’s this thirst that i propose to use as a weapon. It is neither a thirst that tempers, nor one which accommodates itself to changes, reforms, or apologies. This thirst is not a call to return to the past because it’s already too late. What is done is done.”

incivilisé-e, exotique, dangereux-se: réflexion sur l’identité de beurette, contre l’humanité et pour l’auto-abolition

incivilisé-e, exotique, dangereux-se – pdf

Extrait:

[…] j’aimerais essayer de contribuer à une réflexion de ce qui se passe là où genre et race se croisent, sur la spécificité d’une identité genrée et racisée. Plus spécifiquement, c’est sur l’identité dite de beurette que j‘aimerais me pencher, en réutilisant des textes qui ont nourri mon fil de pensée et en me basant sur la connaissance intime et personnelle que j’en ai. J’aimerai esquisser un projet anti-politique pour – si ce n’est aboutir – viser à la destruction des identités que l’on force sur nous.

Une disgrâce réservée aux prostituées : complicité et communauté bien-aimée

Ce texte est une traduction de A disgrace reserved for prostitutes: complicity & the beloved community écrit par Pluma Sumaq que l’on peut trouver dans le volet 2 de Lies, a journal of materialist feminism qui a été publié en 2015.

Une disgrâce réservée aux prostituée : fichier pdf

EXTRAIT :

“Personnellement, je n’ai jamais pu me résoudre à adhérer à la rhétorique de l’empowerment via la normalisation, que le mouvement des travailleur.eu.se du sexe majoritairement blanc et de classe moyenne promulgue. Créer un langage et une image autour d’un.e « Travailleur.euse du Sexe » qui est normalisé.e et est débarassé.e de tout stigmate ne me parait pas très révolutionnaire. Pour moi cela dit « acceptez-nous parce que nous somme juste comme vous » Et si on n’était pas comme vous ? Qu’est-ce que vous nous feriez alors? La campagne qui met en avant l’image de la femme dans la prostitution qui est complètement autonome et souveraine, contribue à la polarisation de « La Prostituée » dans deux figures de dessins animées – une d’émancipation totale et une de dégradation totale. Dans la réalité l’expérience des femmes dans l’industrie du sexe et leur raisons d’y rentrer sont considérablement complexes. Cette polarisation est à la fois une sur-simplification des privilèges, des oppressions et des personnes. Il y a une disgrâce réservée aux prostituées dont les alternatives sont limitées et auxquelles les femmes racisées savent d’expérience que l’on ne peut pas facilement s’en échapper.”

 

 

Comment Détruire le Monde

comment détruire le monde – pdf

Traduction du texte “How to Destroy the World” de l’ ‘Ignorant Research Institute’

extrait:

Après tous les noms et les innombrables mots qui ne sont pas toi, qu’es-tu ?

RIEN

Un rien tellement enrageant, indistinguable et unique que le monde entier tente obsessivement de te nommer. Après tout, avec des milliers d’adjectifs fonctionnant sur nos corps, nous sommes finalement produit-e-s comme ‘soi’. Nous sommes ça jusqu’à ce que le docteur nous genre[7]. ‘Appeler’ est la violence, la menace et la cruauté du signifiant forcé à coller sur le rien qui échappe, excède, est trop peu et échoue lui-même continuellement. Mais au-delà de tout, ces systèmes de légitimation et opérations de subjectivité sont construits et renforcés par les modes de pouvoir, pas par le langage seul.

Gender Nihilism: an anti-manifesto

Here’s a zine version of the text by Alyson Escalante.

Extract:

“We are radicals who have had enough with attempts to salvage gender. We do not believe we can make it work for us. We look at the transmisogyny we have faced in our own lives, the gendered violence that our comrades, both trans and cis have faced, and we realize that the apparatus itself makes such violence inevitable. We have had enough.
We are not looking to create a better system, for we are not interested in positive politics at all. All we demand in the present is a relentless attack on gender and the modes of social meaning and intelligibility it creates.”

Nihilisme du genre: un anti-manifeste

Pdf-fr

Traduction du texte originellement anglais “Gender Nihilism: an antimanifesto” de Alyson Escalante.

extrait:

“Nous sommes des radicales-aux qui en ont eu assez des tentatives de rédemption/sauvetage du genre. Nous ne croyons pas pouvoir rendre ça possible pour nous. Nous pensons à la transmysogynie à laquelle nous avons dû faire face au cours de nos propres vies, la violence genrée à laquelle nos camarades, autant trans que cis, ont dû faire face, et nous réalisons que le système lui-même rend une telle violence inévitable. Nous en avons eu assez.
Nous ne cherchons pas à créer un meilleur système, car les politiques positives ne nous intéressent pas du tout. Tout ce que nous demandons dans le présent est une attaque sans répit sur le genre et les modes de significations sociales et d’intelligibilité qu’il crée.”

 

Contre le genre, contre la société

 

Pdf-fr

Traduction du texte en anglais “Against Gender, Against society”, initiallement paru dans Lies II: a journal of materialist feminism”

extrait:

“Chacun-e de nous est un vaste et inquantifiable rien, une singularité infiniment puissante. Nous imposer un genre, ou même une identité, ne peut qu’au mieux nous étouffer et au pire nous détruire. Tenter de nous définir échouera toujours. Aucune catégorie ne peut pleinement nous contenir ; n’importe quelle identité nous restreindra forcément. Par conséquent, nous devons nous opposer aux identités. Cependant, il serait insensé de nier les conséquences matérielles des mythes de l’identité, ces mythes font après tout partie des fondements des oppressions. Quiconque que l’on déclare être une femme, sera traité-e « comme une femme » malgré le fait que les femmes ne partagent rien de plus entre elles que le mythe de la féminité et la violence sociétale qui accompagne ce mythe. À chaque fois que l’on est genré-e, la société tente de nous limiter à certains comportements et rôles, à certaines actions et apparences.”

Le freeganisme c’est pas anarchiste…c’est juste facile

pdf

Traduction du texte en anglais “Freeganism is not anarchy, it’s just easy”

extrait:

“Nous écrivons ce zine pour créer une discussion autour du freeganisme et s’il a une place ou non dans la lutte vers la libération totale. Nous (les auteur­e­s) nous identifions   anarchistes, et reconnaissons que la suprématie humaine est l’une des constructions autoritaires les plus répandues et destructives qui existe dans le trou pourri qu’est la société industrielle. Le véganisme pour nous n’est pas un régime alimentaire ou un choix de consommation mais fait partie d’une approche intersectionnelle pour vivre d’une façon non-­hiérarchique qui cherche à confronter activement et défier les structures et les façons de vivre sous de nombreux systèmes d’autorités. Ce zine est dirigé aux personnes qui s’associent à l’anarchisme et cherche à remettre en questions la hiérarchie dans leurs vies quotidiennes.”